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Nous voilà en route pour Chelkar « la ville des bandits ». La piste est moins dévastée que ce qu’on craignait. Des trous, du gravier, un peu de sable mais ça reste roulant. On roule toujours à 3 en cette fin juin. Arnaud Riess, Olivier Combes et moi. Lorsqu’on parle de l’itinéraire envisagé, on nous incite systématiquement à la prudence ; cette partie du Kazakhstan est malfamée. A peine entrés dans Chelkar, on sera escortés par un policier d’ailleurs. Les gens s’agglutinent plus autour des vélos ici qu’auparavant mais pas de problème de sécurité particulier, ni ici ni ailleurs. D’après nos cartes, une piste relie Chelkar à Aralsk. C’est une portion de route plus directe. On essaiera en vain de la trouver en ce 1 er juillet malgré les conseils du policier qui nous laisse à la sortie de la ville. Olivier et Arnaud seuls auraient peut-être poussés un peu plus leurs vélos dans le sable mais moi, après 3 nouvelles chutes, je n’en peux plus. On roule à 3, c’est plus simple surement et plus difficile aussi. 
La limite des autres devient notre limite et la déficience de l’un devient la faiblesse de l’autre. On choisit donc de suivre la route « indirecte » pour Aralsk, route en meilleur état sur une grande partie d’après les locaux. On affronte alors 140 kms de no man’s land ! Un vieillard sur un chameau sera la seule compagnie de ces longs kilomètres passés à combattre le vent et la pluie. Stoppés par la boue bloquant les roues, on pose la tente en s’interrogeant sur la distance à parcourir jusqu’au prochain « café ». 
Les « cafés » ici servent de point de ravitaillement aux routiers. On y entre en enlevant les chaussures et s’assoie autour d’une table basse, sur des tapis au sol. 
C’est étrange au début mais on s’y habitue vite. Lieux d’échanges et de communication où chacun se restaure et se remplit de thé. Les repas sont peu variés : menti, chelmeny ou autre langsman « je ne connais pas du tout l’orthographe) sortes de raviolis aux herbes, à la viande dans une soupe ou autres soupes de pates et pomme de terre. Les plats sont peu copieux. L’accueil des « commerçants » est extraordinairement froid ! On est souvent obligés d’insister pour pouvoir commander ! On a souvent l’ impression de les déranger dans ces petits magasins ou cafés isolés ! C’est impressionnant de dé concertation. Les « cafés » sont comme des oasis. Les voir au loin est synonyme de repas et d’eau. Certains consistent simplement en 1 pièce chez l’habitant. La plus part sont isolés. Quelques points communs à ces cafés, tous ont leur « wc » derrière la maison, simple cabane de tôle ou de bois entourant un trou…un puits en guise de source d’eau, et cette fameuse pièce collective où on mange à terre. Il y a parfois des enfants qui s’amusent avec quelques graviers et bout de bois.
Les consoles de jeux n’illuminent pas leur yeux innocents, et pourtant ils chantent.
Le lendemain on arrive enfin au carrefour où se situe le « café » salvateur qui nous abritera presque 4 heures, bloqués par des orages. La suite de la route semble très difficile à cause des « travaux ». Le chauffeur qui a partagé notre repas nous annonce 80 kms de route détruite et nous offre de l’eau et 2 bouteilles de vodka ! Des dunes de boue nous servent alors d’itinéraire. On ne peut rester trop longtemps sur place faute de liquidité. Et 6 kms après le café, la tente est posée ! Embourbés sur la route, on est une nouvelle fois bloqués !
On s’inquiète alors, s’il pleut tous les jours on ne pourra pas avancer. Notre ravitaillement et nos réserves d’eau sont limités. Voilà des conditions très difficiles qui rendent la traversée du Kazakhstan délicate !
La vodka de notre ami du midi sera très appréciée en cette soirée du 3 juillet ! Perdus au milieu de nulle part, 3 tentes à 50 mètres d’une route de boue où de rares véhiculent nous observent, surpris de voir 3 touristes hilares à cet endroit ! 
Le soleil du matin a rendu la route plus praticable et on avance aussi vite que possible en observant en permanence le ciel ! Le prochain orage annoncera la fin de la journée. 57 kms au sec avant de poser la tente au milieu de l’après-midi. La pluie tombe, la boue est reine.  Les vélos et les hommes passent une nouvelle nuit à quelques pas de ce qui a été un jour une belle route goudronnée. Une colonie de suricates (vous savez les petits mammifères qui vivent en colonie avec une organisation sociale élaborée, des guetteurs se dressant pour surveiller les environs) si souvent observée à la télévision nous épie pendant qu’un scorpion s’engouffre sous une tente. 
On se réveille, pas forcément gonflés d’énergie. On défait nos tentes, fixe une nième fois les sacoches sur les vélos et se demande combien de temps on pourra rouler aujourd’hui. Il reste 150 kms jusque Aralsk, plus beaucoup d’argent et on profite de la générosité des voitures et camions croisés pour récupérer du pain ou de l’eau. Mais en ce début de journée, on n’aura pas le plaisir d’enfourcher nos montures. Quelques pas pour rejoindre la piste et le premier camion s’arrête…nous salue et nous invite à mettre les vélos dans le camion vide…on n’hésitera pas longtemps ! Me voici avec Olivier dans la remorque sombre d’un camion au milieu du Kazakhstan secoués par les bosses de la route assis sur nos sacs en tenant les vélos pendant qu’Arnaud affine son russe dans la cabine en compagnie des 2 chauffeurs qui nous redonnent le sourire ! 

Aralsk, ancien port prospère au bord de la « mer d’Aral » où les enfants jouent dans des flaques de boues. Il ne reste aujourd’hui que quelques bateaux rouillés pour rappeler aux autochtones déchus qu’on ne maitrise pas la nature avec des décisions de bureaucrates.
On pensait ne passer qu’une nuit dans cette ville. Le temps de faire le plein et on se remet en route. Le vent est favorable, il fait déjà chaud en cette matinée et une descente nous amène vers le poste de contrôle de police (à partir d’Aralsk, les contrôles de police sont beaucoup plus nombreux. Ici il y en a 2, à l’entrée et à la sortie de la ville). Pour éviter de se voir réclamer un bakchich, on décide de ne pas s’arrêter. Mp3, lunettes et casquettes, on fait signe aux policiers et on poursuit la route. C’est la meilleure stratégie pour éviter les ennuis. Dans cette descente, il y a 2 ralentisseurs de goudrons à franchir et lorsque j’aperçois le premier, juste devant le poste de police, je freine. « Mais qu’est-ce tu fais ??!! » je sens une poussée sur la roue arrière «ahhhhhh » je ne peux contrôler le vélo « nooooooooon » ! C’est la chute ! Nous voilà à terre juste devant 2 policiers kazakhs. Arnaud roulait juste derrière moi et n’a pas pu éviter la chute. On se relève. Rétroviseur cassé, quelques égratignures mais rien de bien grave à première vue. « Oh noon ! ** !!!** » Arnaud semble souffrir. Il nous explique qu’il s’est déboité l’épaule. Qu’il faut qu’on essaie de la remettre très rapidement avant que les muscles ne se contractent. On essaie alors avec Olivier de tirer son bras aussi fort que possible mais la sueur et le manque d’’expérience dans le domaine nous font échouer. Les 2 policiers kazakhs nous regardent, surpris et presque amusés. Ils regardent les vélos pendant qu’on s’inquiète pour notre camarade. On essaie à nouveau mais rien à faire. Il va falloir appeler une « ambulance ». C’est affolant de voir l’inefficacité totale de la police Kazakh ! Aucune formation aux premiers secours, aucune inquiétude ou tentative d’aide ! L’un d’entre eux a juste pris le téléphone à notre demande pour appeler une ambulance. Arnaud est inquiet. C’est la 4 ème fois que ça lui arrive. Il sait que plus le temps passe, plus les muscles se contractent et plus ce sera douloureux et difficile de remettre l’épaule en place. Il espère que le « médecin » kazakh sera capable d’agir sur place et craint d’être amené à « l’hôpital ». « L’ambulance » arrive enfin, 2 dames en blouse blanche et un monsieur sec sortent d’une vieille camionnette. Lui parle anglais, heureusement, mais il n’est pas médecin. Je monte avec Arnaud dans la camionnette et laisse Olivier au poste de police avec les vélos. Arnaud a la paume de la main et le coude ouverts mais on le laisse assis sans aucun soin. Moi je suis assis sur une civière en bois à côté de la roue de secours...Arnaud se tient le bras en espérant que les imperfections de la route seront gommées par l’ambulance, en vain !
Une spatule en bois dans la bouche, on s’inquiète en arrivant dans une ruelle boueuse de la ville « c’est…ça…l’hôpital ? » L’infirmier frappe au portail et nous invite à le suivre. Ce n’est pas l’hôpital c’est le « traumatologue » du coin… On entre dans la maisonnée où on nous demande d’enlever nos chaussures, même Arnaud ! Allongé sur le tapis, il souffre en subissant les essais infructueux du « spécialiste ». On reprend donc la route de « l’hôpital ». Un vieux bâtiment, une peinture qui s’écaille habille les murs. L’ambulancier nous quitte. Plus personne ne parle anglais désormais. On nous fait attendre 40 minutes sur un vieux canapé où les malades viennent observés l’attraction du jour. Toujours aucun soin reçu…. Un Homme aux cheveux grisonnant nous invite alors à le suivre et nous installe dans son « bureau ». Simple pièce avec 2 bureaux en bois et 3 chaises…Il demande ce qu’on a….il faut tout réexpliquer. « X-ray » nous dit-il…ils font même des radios ici ! Inquiétude lorsque je le vois sortir le manuel… On retourne dans son bureau où un homme en civil nous rejoint. C’est un policier. Il passera l’après-midi à parler à Arnaud de la pluie et du beau temps….C’est d’un ridicule ! Toujours aucun soin, le policier nous demande comment on dit sexe en français ou tend un crayon à Arnaud pour qu’il fasse des lignes d’écritures… !!! Coup de fil à Olivier pour lui demander de laisser nos vélos au poste de police, venir avec le sien prendre une chambre à l’hôtel puis me prendre en taxi pour qu’on aille récupérer les 2 vélos restants et les ramener avant la nuit. Le temps passe et c’est en fin d’après-midi qu’un homme à l’allure imposante prend en charge Arnaud. « No narcotics » ! Arnaud sait qu’il va souffrir, le médecin ne souhaite pas l’endormir. La porte se ferme, je reste dans le couloir avec le policier. Moment difficile…j’entends Arnaud hurler…à plusieurs reprises.
Je suis inquiet, le policier me dit « no problem » en rigolant. J’ai des frissons lorsque le médecin ressort, la peau moite, tête baissée, en disant « narcotics ». Le policier me demande alors de le suivre me faisant comprendre qu’Arnaud se réveillerait dans une heure. Je ne sais que faire. J’aurais voulu voir Arnaud avant de partir mais le médecin ne me laisse pas entrer. Je quitte ce couloir en laissant Arnaud aux mains de la médecine Kazakh… Je retrouve Olivier. On abandonne le policier qui nous demande de passer au poste après avoir récupéré Arnaud. Il est tard. C’est avec les lampes frontales qu’on rapatrie les vélos à l’hôtel. Minuit passé, on retourne à l’hôpital en espérant retrouver notre camarade en pleine forme. Porte fermée, on fait le tour. On entre par une petite porte, sur la droite ce qui ressemble au bureau de permanence (les urgences en France)…au fond du couloir des escaliers, personne ne nous dit rien, on monte et arpente les couloirs pour retrouver Arnaud ; je reconnais les lieux et on se retrouve rapidement devant la porte de la salle de torture…Une infirmière vient à notre rencontre et nous demande d’attendre là bas, au fond. {Difficile, très difficile…des chambres à droite, à gauche, portes ouvertes, plusieurs malades. Des lits métalliques aux paillasses salies par le temps. Le sol semble sale, conditions d’hygiène et de soins visiblement très précaires. Difficile, très difficile…d’arpenter ce couloir meublé par les gémissements. Je serre les poings. Difficile, très difficile… J’ai des blessures qui ne cicatrisent pas. Je serre les dents. La plaie saigne. Souvenirs douloureux, passé enfouis, point de départ. J’entre dans la pièce et ne peux y rester. C’est horrible. 3 vieux lits, de vieux matelas. Olivier s’assoie à terre. Une petite fille sort d’une chambre. Une femme affaiblit par la maladie la suit. Ca suinte. Je souffre. Je me rappelle. } 
http://www.bikarouk.com/pub/newso/litb.JPG Et là, au bout du couloir, poussé par une infirmière notre « Viking » sur un lit. On nous laisse discuter quelques instants avant de nous faire comprendre qu’il est tard et qu’on doit partir. Arnaud a l’impression d’être ivre. Les effets secondaires de l’anesthésiant ne sont pas agréables. Il essaie de marcher mais titube. Pourtant c’est difficile de repartir et le laisser là. Je demande à l’infirmière s’il peut repartir avec nous « niet ! ». On prolonge un peu en laissant le temps à Arnaud de reprendre ses esprits. Il hésite. Il n’a pas envie non plus de passer la nuit en ce lieu mais n’est pas sûr de pouvoir se déplacer. Et c’est parti ! 1 h du mat…enlèvement d’un malade d’un hôpital kazakh !
On se faufile sans bruits à travers les couloirs. L’infirmière entre dans une chambre, on accélère. Arnaud s’appuie sur Olivier. Un escalier, couloir, autre escaliers….3 fantômes dans la pénombre, un vrai film de suspens ! Une infirmière dans le couloir « aracho » « tout va bien dit Arnaud » en redressant le torse.
Là enfin la porte de sortie, un policier et plusieurs blouses blanches, stress. Personne ne nous dit rien. C’est normal de voir des touristes sortir d’un hôpital en portant un malade ! On sourit, c’est épique ! 2 jours de plus à Aralsk pour laisser le temps à Arnaud de reprendre des forces. On reprend la route le 8 juillet. La route est en très bon état. Il n’y a plus d’orages ! On va enfin pouvoir rouler….mais il fait chaud, très chaud et le lendemain c’est Olivier qui ne se sent pas bien. La chaleur l’inhibe. On aura fait une 20 aine de kilomètres en ce 10 juillet avant de s’arrêter à l’arrêt de bus où devait se trouver le village synonyme de ravitaillement. Pas de village, Olivier est en hyperthermie, il tient à peine debout.
On a quasiment plus d’eau. On ne peut pas continuer. On décide alors d’essayer de trouver un camion pour nous amener. Olivier allongé à l’ombre, Arnaud et moi tentons de charmer les chauffeurs. Très peu de véhicule passent par là. On obtient quand même quelques litres d’eau mais personne pour nous prendre. Un bus arrive alors. Le chauffeur accepte de prendre les vélos !
Ouf, on prend la direction de Torétam (juste à côté de Baikonour loué par les russes pour le lancement des fusées). D’un commun accord on décide de faire un long trajet en bus pour rejoindre Shimkent. Olivier ne peut pas rouler de toute façon, Arnaud est handicapé par son épaule qui met du temps à se rétablir. On a tous les 3 hâtes de découvrir la montagne. 10 heures de bus, environ 700 kms pour arriver à Shimkent où j’écris aujourd’hui. Bien étrange anniversaire ! 
Le Kazakhstan est un pays difficile à vélo. Chaleur, routes parfois impraticables, peu de ravitaillement, les hommes et les machines souffrent. Il y a parfois quelques tensions entre nous, c’est normal. Je parlais des limites des uns tout à l’heure et c’est une véritable école de patience et de tolérance que de faire siennes les faiblesses des camarades. Pourtant à plusieurs reprises j’aurais souhaité rouler seul. Ces longues routes désertes je les attendais tant. Quelles impressions aurais-je eu en vivant ces expériences seul ? A 3, notre avis, notre ressenti sont forcément influencés par ceux des autres. On va rester 2/3 jours ici et profiter d’un accès internet pour déterminer la suite du voyage. Et c’est bien là le problème le plus délicat à résoudre aujourd’hui ! Xavier et Géraldine (le couple parti de Paris pour rejoindre Pékin en Scooter électrique) sont rentrés en France ! Le visa chinois leur a été refusé. Leur scooler (scooter électrique) ayant beaucoup soufferts sur les pistes, ils n’ont pas eu d’autres choix. Et c’est un inconvénient majeur de cette partie du monde, tous les pays limitrophes du Kazakhstan nécessitent l’obtention d’un visa. Les options pour continuer le voyage à vélo sont limitées. Il y a le Kyrgyzstan tout d’abord qu’on devrait rejoindre début août pour faire le tour du lac Issyk-Kull dont le visa est facile à obtenir. Ensuite plusieurs options sont possibles : -rentrer en France à vélo en essayant d’obtenir le visa pour l’Ouzbékistan ( long et coûteux) puis tracer au Turkménistan ( visa de transit de 7 jours maximum) et passer par l’Iran ( visa difficile à obtenir, en France, il faut déposer ses empreintes digitales à l’ambassade d’Iran !) pour finir par la Turquie et l’Europe de l’Est ( pas de visas nécessaires) ; -remonter par le nord en obtenant un visa Russe de 3 mois (difficile) pour rejoindre Vladivostok. Ceux sont ces 2 options qu’étudie Arnaud pour le moment. Moi, je pensais prendre un avion à Almaty ou Bichkek pour parcourir l’Asie du sud-est (Laos, Cambodge, Thaïlande puis Malaisie et finir en Australie) mais il n’y a pas de vols vers ces destinations depuis ces villes, seulement vers l’Allemagne, l’Europe du nord ou Istanbul. La Chine….je ne vais même pas en parler. Donc, soit je rentre en France, remets en état le vélo et pars vers le Laos depuis la France. Soit je fais escale à Istanbul, découvre la Turquie à vélo, l’Iran si je peux obtenir un visa et m’envole ensuite vers l’Asie. Je ne peux de plus arriver trop tôt au Laos à cause de la mousson ! La période idéale serait à partir d’octobre. Il y a aussi l’option Amérique du Sud après escale en France.
Vous le voyez, c’est brouillon tout ça ! Je ne sais vraiment pas quelle option choisir ! Quelle chance d’avoir ce genre de problème non ? A l’heure où tant de gens sur cette terre se batte pour survivre, moi j’ai mal au crâne en me demandant où je vais aller… Aujourd’hui, j’ai envie de rouler ; d’arpenter à nouveaux les routes à la recherche de sourires cachés. Nous avons passé beaucoup de temps ces derniers jours à résoudre les soucis et peu à rouler. J’ai une impression de manque, d’être passé à côté de ce que je recherchais. Peut-être aurais-je du affronter cette partie difficile du voyage seul. Pour terminer, je vous mets quelques photos en vrac...par faute de temps, je ne mets que les liens pour certaines. Vous devez cliquer pour les voir. http://www.bikarouk.com/pub/newso/cami.JPG 
http://www.bikarouk.com/pub/newso/chameaux.JPG http://www.bikarouk.com/pub/newso/entrvill.JPG
http://www.bikarouk.com/pub/newso/train.JPG
http://www.bikarouk.com/pub/newso/vb.JPG http://www.bikarouk.com/pub/newso/vc.JPG http://www.bikarouk.com/pub/newso/vd.JPG
http://www.bikarouk.com/pub/newso/voiture.JPG a Bientot! |